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Leçon de choses | 02 mai 2007

 

 

Quand dans cette nuit je me nourris
D'un fragment de feuille de désir
Accompagné par un éclat je vire
Du vert au brun en un mot dit



Des lierres sur les murs cachent l'absence
De structures fondées sur un bref espace
De jours nuageux ou plus rien ne s'efface
Construction ancienne ou verdure montre déshérence

Blottis sous les feuillages quelques gouttes
Descendent et puis luisent le long des fissures
Le temps ici passe et recouvre les murs
Des plantes vertes et grasses rampent sur la voûte

A croire que tout là d'un coup c'est arrêté
Hormis l'avancée régulière de la végétation
Elle se répand silencieusement à profusion
Botté, l'homme aguerri tente de la maitriser

De rendre carré la fenêtre sur l'horizon
Tu rationnalises en beauté l'espace naturel
Là, Gaïa toujours déploie ses ailes
De la chaleur de la terre sortent ses sons.

Publié par Dhimwoe à 09:58:55 dans Dhimwoe | Commentaires (0) |

Fil de suite | 30 avril 2007


Dans un soupçon de néant une lumière
Aspire à vivre et dans le brouillard disparaître
Par des lois dictées au tournant d'un laissé paraître
Distancé de peu par ses valeurs et ses manières
 

Accroché fébrilement à quelques repères
Les courbes des chemins influencent l'orientation
De nos pensées, produits de nos réflexions
Ecrite-là sur des pages virtuelles comme jetées à la mer
 

Croire tout savoir à l'aune d'une nouvelle ère
Dans un hangar à boue plaqué de faux diamants
Ajusté jusqu'au bout de nos nuits d'amants
Affublées de nos cris réunis en temps de guerre
 

Terminé les bruits, signe de nos frères
Ensevelis sous la pluie venue d'un seul nuage
Accompagnée d'éclair et maintenant d'orage
Dans le couloir tes pas m'invitent à te plaire
 

La complainte se repend des mots austères
De nos tumultes viennent les frissons
Sache muette à un moment en faire don
Et dénigre souvent les regards incendiaires.

Publié par Dhimwoe à 13:30:07 dans Dhimwoe | Commentaires (0) |

Séquence nocturne | 28 avril 2007

 

 

Quand dans cette nuit que je nourris
D'un fragment de silence nait le désir
Accompagné par un éclat de chance je vire
Du rouge au bleu en un mot dit

A souffler sur le feu renaissent les braises
De celles souvent voulus et parfois atteintes
Dans l'obscurité des anciennes villes peintes
Par des érudits anonymes de langue anglaise

Dans une période passée au bord de l'ennui
Je vois des stigmates à jamais graver dans nos yeux
De les taire aux heures admises pour purger les gueux
Des cris surmontés deux ou trois fois par l'envie

Puisse la paix voir à nouveau le jour
Entre ces lointains moments ou rire me rendait fort
J'ignore et ne sais combien de temps cette mort
Va durer, à l'encontre des monts enneigés lourds.

Publié par Dhimwoe à 08:18:05 dans Dhimwoe | Commentaires (2) |

Loin de soi | 27 avril 2007

 

Entre rêve et réalité naissent nos chances
Oiseau libre transformé en volaille de cour
Ma clé jetée dans les rues nouvelles ce jour
Le cœur lourd le temps n'est rien face aux distances

Vivre au sortir de l'œuf à une nouvelle adresse
Mêler l'espoir en ce terroir couvert de feuilles
Je donne des " rendez-vous " à celle que je cueille
Aux soldats perdus dans une tour en détresse

Briser les barreaux des complexes pour nos frères
Le chemin illusoire de l'exil pli bagage
Et refait le voyage dans divers pays en marge
Il laisse sur sa ligne les romans d'amour d'hier

Sortir de ce trou et ce voir pousser des ailes
Le monde en moi tourne et virevolte tout seul
Enfermé seul réprimé dans l'engrenage
S'évader lentement pour finir au ciel.

Publié par Dhimwoe à 07:38:37 dans Dhimwoe | Commentaires (0) |

L'âme de fond | 26 avril 2007

 

 

Des syllabes  en Charybde s'arriment et déballent
Aux quatre coins arrondis de la barque des sons
En voix d'extinction au passage des ponts
L'amplitude s'effondre, s'en va dans la cale
 

Au-dessus des larmes blanches, la dague
Coupe la corde raide trempée d'eau salée
Vétuste embarcation fébrilement pilotée
Par des meneurs couvreurs de terrains vagues
 

Serpents de mer agités par des lames de fond
Les vents raniment la tempête endormie
Renversé, il suffit de peu pour les voir transis
Dans un espace où la limite s'appelle l'horizon
 

Quand tu rames, tu avances et elle, elle s'éloigne
De nos idéaux ignorés sculptés dans le marbre
Au loin tu ne le vois pas mais flotte un tronc d'arbre
Saisie le maintenant utilise ta hargne.

Publié par Dhimwoe à 09:37:29 dans Dhimwoe | Commentaires (0) |

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