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Derrière le mur du silence | 22 août 2007

 

S'égrainent les minutes et les secondes à t'attendre
Devant le mur gris où tant d'êtres ce sont un jour arrêtés
Le regard plein d'espoir avec de beaux habits griffés
Leur sac rempli de fruits mûr et de viande tendre

Imaginé l'inconnu est chose devenu facile
A force de marcher à l'ombre bienvenue de ces pierres
Où poussent à sa base des feuilles de lierres
Les pieds finements chaussés ont traversé la ville

Deviner qui de l'autre côté s'agite dans ce bruit
Laisse perplexe l'ombre de ton corps
L'esprit tisse de probables solutions sur son sort
Et s'illumine à chaque son brisé dans la nuit

Connaitre au tout dernier moment le réel
Porté par le courant fluide des promeneurs
De plus en plus rares à la dernière heure
Le temps imparti se termine replie tes ailes

De ce moment advient un nouvel air
Inconnu de tes oreilles sélectives
Attendre et entendre  des musique furtives
Laissse sur la paroie des notes écrites douces amer.

Publié par Dhimwoe à 07:23:29 dans Dhimwoe | Commentaires (3) |

Vie cibles | 20 août 2007

 

Quête infini découpées par des lames
Les joues fissurées froides et pâles
Giflées chaque jour par le vent en râle
Descente sempiternelle des larmes

Démonter forteresses et Donjons
Dans un univers ludique virtuel
Pour rajouter ici bas un peu de sel
A la recherche  d'une improbable raison

Errer dans ce monde où dans l'autre
Pour éviter une époque lugubre
Vu de loin l'une à l'air plutôt bien insalubre
A guetter un gourou calqué sur l'apôtre

Un champ entier où se balancent des cordes
Soumission obligée sinon  gare aux loups
Entourés de musiques pour couvrir les coups
Offert si tu oses quitter la horde.
 

Publié par Dhimwoe à 06:52:20 dans Dhimwoe | Commentaires (2) |

Une histoire | 03 août 2007

 

 Tant pis pour le fil blanc
Coupé trop court en ce mois d'été
Où tout peut-être dans le vent
Et rien ne ressort de mes plaies

Ignorer les linceuls transit en errance
Découper les phrases et regarder les mots
Pour mieux appréhender ta peau
Et jouer dans les herbes au non sens

Les plaines s'étendent à perte de vue
Je m'interroge tête baissée sur la fin
De ces milliers de tiges de ces brins
Parcourus il est vrai du rayon inconnu

De celui souvent tut et mainte fois ignoré  
Pour un peu à ton tour tu l'imagines en sépia
Sur une photo où l'empreinte de tes doigts
Donne à cette heure un relief à une fine raie.

Publié par Dhimwoe à 11:16:12 dans Dhimwoe | Commentaires (2) |

Embruns | 02 août 2007

 

Comme le ventre froid enténébré de la mer
Sereinement j'éclate en boucle sur la grêve
De granit gris recouverte d'algues, de rêves
Et de coquilllages où dormaient de minuscules crabes naguère

Les flots lents languissent en l'attente de mouvements
De flores vertes salées entourées de grains de sables blond
Où brillent parfois quelques quartz isolées ronds
Des dessins se forment le long des bancs

Un chemin ancestral aujourd'hui recouvert d'eau
Menait autrefois à la fameuse île au nom inconnu
Les broussailles recouvrent ses abords, maintes fois peints et vus
De récifs où claquent des vagues au gré des courants loin des coraux

La peau brunie par tous les soleils gorgés de vie
Du matin jusqu'au soir laisse voir en des traits profonds
L'histoire de ce passage rarement ouvert vers l'horizon
Où les yeux s'évadent vers le hors limite, l'infini.

 

Publié par Dhimwoe à 09:35:17 dans Dhimwoe | Commentaires (1) |

Ici personne | 27 juillet 2007

 

Qui donc chassera les loups demain ?
Assoifés toutes les nuits de chair et de sang
Ils courent  les steppes et les rues de tout temps
Le regard intérieur ancré sur leur faim

Des visages décomposés les regardent amer
Ils se taisent  la gorge nouée par la peur
Personne pourtant envers eux n'a de rancoeur
Peut-être est-ce à cause de leur savoir-faire

Gronde au loin un semblant d'orage
L'éclair traverse d'un trait le ciel d'ébène
Par amour certains oublis leur haine
Les plus fous prennent des vies en otage

Ils luttent ensemble pour se sentir moins seul
Après tout qui voudrait de ces solitaires ?
Nés dans l'oubli,  ils montrent ce qui dérangent
Et sont entendus uniquement par ceux qui le veule.
 

Publié par Dhimwoe à 10:56:17 dans Dhimwoe | Commentaires (1) |

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