A travers le fond des marches de
fer
Recouvertes d'infimes flocons de
neige
Tranquillement les yeux fixés
sur l'imaginaire
Au delà des villes construites
dans nos rêves
Je lis à voix basse les
dernières phrases
Peuple de nuit de l'humanité
entière
Réparti, nu sur l'ensemble des
cases
Fantastique et pourtant de la
même manière
Des masques de visages
transformés par nos pères
Au regard bleu candide rempli
d'innocence
Des plaines de verdures
traversent l'univers
Et s'interrogent sur votre
relative absence
L'amour nait dans les larmes
vides de toutes traces
Sujette à ride et à usure lente,
irréversible
De sentiments au tourment des
caprices de l'autre face
Cachent les cauchemars les plus horribles.
Publié par Dhimwoe à 07:36:33 dans Dhimwoe | Commentaires (2) | Permaliens
Ignoré,
à mon tour je donne le change
Sueur
froide pour mieux apprécier ce départ
Peur
au ventre quand tous vous baissez vos regards
Dans
la crainte de voir ce qui dérange
Les
lumières floues même se rabaissent
Dans
cette part d'obscurité j'entends
Le
bruit de l'eau lourde sur le marbre blanc
Les
paroles au fur et à mesure disparaissent
Les
notes froissées remplissent le panier
Tant
d'écrits appris pour ne savoir que dire
Ces
mots si forts pensés, non dits, sont les pires
Car
personne n'ignore le banni renié
Vivre
à jamais les yeux fermés sur les victimes
Les
rayons solaires réchauffent nos paupières
Couverts
d'un manteau d'ombre s'estompent les fiers
Part
de là doucement quitte cet abîme.
Publié par Dhimwoe à 10:24:50 dans Dhimwoe | Commentaires (0) | Permaliens
Quand dans cette nuit je me nourris
D'un fragment de feuille de désir
Accompagné par un éclat je vire
Du vert au brun en un mot dit
Des lierres sur les murs cachent l'absence
De structures fondées sur un bref espace
De jours nuageux ou plus rien ne s'efface
Construction ancienne ou verdure montre déshérence
Blottis sous les feuillages quelques gouttes
Descendent et puis luisent le long des fissures
Le temps ici passe et recouvre les murs
Des plantes vertes et grasses rampent sur la voûte
A croire que tout là d'un coup c'est arrêté
Hormis l'avancée régulière de la végétation
Elle se répand silencieusement à profusion
Botté, l'homme aguerri tente de la maitriser
De rendre carré la fenêtre sur l'horizon
Tu rationnalises en beauté l'espace naturel
Là, Gaïa toujours déploie ses ailes
De la chaleur de la terre sortent ses sons.
Publié par Dhimwoe à 09:58:55 dans Dhimwoe | Commentaires (0) | Permaliens
Dans
un soupçon de néant une lumière
Aspire
à vivre et dans le brouillard disparaître
Par
des lois dictées au tournant d'un laissé paraître
Distancé
de peu par ses valeurs et ses manières
Accroché
fébrilement à quelques repères
Les
courbes des chemins influencent l'orientation
De
nos pensées, produits de nos réflexions
Ecrite-là
sur des pages virtuelles comme jetées à la mer
Croire
tout savoir à l'aune d'une nouvelle ère
Dans
un hangar à boue plaqué de faux diamants
Ajusté
jusqu'au bout de nos nuits d'amants
Affublées
de nos cris réunis en temps de guerre
Terminé
les bruits, signe de nos frères
Ensevelis
sous la pluie venue d'un seul nuage
Accompagnée
d'éclair et maintenant d'orage
Dans
le couloir tes pas m'invitent à te plaire
La
complainte se repend des mots austères
De
nos tumultes viennent les frissons
Sache
muette à un moment en faire don
Et
dénigre souvent les regards incendiaires.
Publié par Dhimwoe à 13:30:07 dans Dhimwoe | Commentaires (0) | Permaliens
Quand dans cette nuit que je nourris
D'un fragment de silence nait le désir
Accompagné par un éclat de chance je vire
Du rouge au bleu en un mot dit
A souffler sur le feu renaissent les braises
De celles souvent voulus et parfois atteintes
Dans l'obscurité des anciennes villes peintes
Par des érudits anonymes de langue anglaise
Dans une période passée au bord de l'ennui
Je vois des stigmates à jamais graver dans nos yeux
De les taire aux heures admises pour purger les gueux
Des cris surmontés deux ou trois fois par l'envie
Puisse la paix voir à nouveau le jour
Entre ces lointains moments ou rire me rendait fort
J'ignore et ne sais combien de temps cette mort
Va durer, à l'encontre des monts enneigés lourds.
Publié par Dhimwoe à 08:18:05 dans Dhimwoe | Commentaires (2) | Permaliens
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Ingrédients :
Textes déstructurés et mots
en flocons de poèmes
Photos montées en couleur de
printemps
d'automne ou d'été
Reflets de mots en image de
passion
Saupoudrage de réflexions sur
l'amour la vie et la suite
A explorer et interpréter à
souhait.
Dhimwoe...
dhimwoe@ifrance.com
10 mots et ...
Du sens à l'interpretation
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