Les chants fragiles vibrent dans les branches
Où les rares feuilles agonisent au dernier coup de vent
Se faufilent des corps raidis sur les prairies blanches
Par le froid continental ce jour omniprésent
Au loin l'écho des cris rauques résonne
C'est l'heure où les loups traversent la forêt de pins
Ils courent à vive allure langues pendues et lui est aphone
Cet enfant a pourtant croisés leurs traces en chemin
Les flocons recouvrent petit à petit le sang
La lutte devient rude dans ce désert de mots
Par la coutume le silence croise des faux semblant
De ceux mille fois répétés pour faire des ronds dans l'eau
Des secrets viciés clous les planches des maisons
Règne en ce lieu l'absence d'un échange de vie
A y regarder de prés jaillissent de-ci de-là des floraisons
D'espoir, d'épanouissement surgit de cette nuit.
Publié par Dhimwoe à 08:38:05 dans Dhimwoe | Commentaires (3) | Permaliens
Dans un espace apprivoisé au fil du temps donné
La source de vie intarrissable continue à couler
D'un flot régulier au rythme des secondes mon coeur bat
Mes envies indéfiniment criées aux éclats
Comme si ce long chemin déjà parcouru avant
Etait un fragment à compléter des jours durant
Les vagues de mes réflexions à leurs rythmes avancent
Vers une terra nostra inconnue mais cependant peuplée de chance
Les tours et détours de mon existence à venir
Auront sûrement des phases de plaisirs
Quoi qu'il en soit j'en suis sûr, au moment voulu
Ma source personnelle pourra être interrompue
Toute pulsion naît un jour et puis meurt
En des circonstances maintenant liées à la peur
De devoir flétrir trop tôt faute d'avoir existé
Hors d'un fantasme prolongé dans cette tour d'ivoire.
Publié par Dhimwoe à 11:30:27 dans Dhimwoe | Commentaires (3) | Permaliens
Tandis que je longeais les bras de la mer
Tes pas s'effaçaient petit à petit dans le sable fin
Le même qui hier encore recouvrait tes mains
Sur ce fil en mouvement je pourrais mieux faire
A marcher de plus en plus seul loin des dunes
La tête située entre le marteau et l'enclume
Chacun cherche la lumière qu'ici bas je rallume
Sur ces terres éclairées par un croissant de lune
Sourd dans ma cage je compte les pétales
Enlevés un à un à la recherche du milieu
Les fleurs dénudées ont un parfum creux
De ceux parés de tristesse et d'adieux fatales
L'océan a maintenant noyé l'ensemble de nos souvenirs
Il n'y a plus rien allons nous revivre plongés dans nos yeux
Les mêmes instants fragiles où nous marchions à deux ?
Pour moi c'est réglé je n'ai plus rien à dire.
Publié par Dhimwoe à 08:23:37 dans Dhimwoe | Commentaires (2) | Permaliens
Un cris rageur a étouffé mes humeurs
Dans un derniers coups d'éclat traumatique
Disséminer à l'aune des frilositées fantasmatiques
Les gouttes de sens coulent le long de mes images en couleur
L'évacuation s'effectue par des portes cachées derrières mes livres
Les écritures masquent le phénomène de déchirure
Où s'amoncellent des feuilles des fautes et des ratures
Pour un peuple en naufrage je remonterais bien sur ce bateau ivre
Entre les vagues des formes ovoïdes emplissent mes mains
Recouvertes de lignes et prêtent à toucher soie et satin
Dans un coin d'ombre pour être à l'abris des matins
Trop violents à l'approche rêvée de mon hivers si lointain
Les histoires dans un océan de déjà vu se repètent
Le programme de l'amer salée tourne en boucle dans l'Aïon
Monstres et héros se dessinent dans un horizon
Tant de fois touché du doigt mais jamais atteind jusqu'au faite
Un nuage en pause à mes côtés cligne des yeux
Si je le pouvais je monterais à son bord
Et me laisserais guider jusqu'à bon port
Pour enfin m'endormir au sommet de mes voeux.
Publié par Dhimwoe à 06:03:54 dans Dhimwoe | Commentaires (6) | Permaliens
Revoir un jour l'existence autrement m'arrange
Prendre le temps de se remettre en cause
Eviter à tout prix routine et overdose
De mots répétés quand plus rien ne change
Aggraver son cas avec nonchalance
Réduire à néant des nuits et des jours
A se chercher dans un tunnel de poids lourds
Ecartelé dans des songes où tu penses
Même après des années de sommeil
L'énergie reste désormais à la manque
Les sentiments écorchés culminent et me flanquent
Des sueurs et des peurs à nul autre pareil
Réduire tout espoir à l'infime quantité négligeable
Parcourir les mystères du monde fait d'éponge
En tenu de pluie prêt aux acides qui nous rongent
Pour évacuer en ta présence les vers les plus louables
Le nuit et le silence sillonnent cette interlude
Appelé vie quand la flamme de l'envie s'anime
Et tout à coup notre semblant d'espoir s'envenime
Dans des rouages maintes fois couvert d'incertitude.
Un ange baroque te donne innocement la clé
Des songes où courent et crépite le feu
Observé en stéréo au fond de tes yeux
Où l'amour efface l'espoir et l'illusion du danger.
Publié par Dhimwoe à 09:22:33 dans Dhimwoe | Commentaires (2) | Permaliens
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Ingrédients :
Textes déstructurés et mots
en flocons de poèmes
Photos montées en couleur de
printemps
d'automne ou d'été
Reflets de mots en image de
passion
Saupoudrage de réflexions sur
l'amour la vie et la suite
A explorer et interpréter à
souhait.
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stabilisants, ni acidifiants.
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Du sens à l'interpretation
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