Il en aura fallu des hommes au travail
Pour des jours de ceinture serrées écartés misère et famine
En des heures de croisades en ce jour oublié s'envenime
En absence de mosaïque cernées de pierre de taille
Qu'ils partent coeur gros drapeaux d'une pâle hissade
Demeurés timides sous le feu de pleurs probables
Enguenillés autour des hameaux maisons de sable
Où persistent des hères sous le joug de l'or noir devenu fade
Il coule à flot entre les dunes des maîtres
Chacun se remémore du passage laissé par les bolides
Les pompes à eaux étaient cadeaux maintenant vides
Les doigts graisseux dans l'engrenage vont disparaître
Foudre au soleil, saoul de chaleur, vaincu
Le festival mécanique est remplacée
Le feu et la poudre pour apprendre à capituler
Des pouvoirs aux phrases de sentinelle repues.
Publié par Dhimwoe à 08:37:59 dans Dhimwoe | Commentaires (2) | Permaliens
Au sommet de mes pleurs s'envol l'oiseau
Libre d'aimer au plus juste mes peurs
D'écorché vif les cris avant l'heure
Dans l'inexprimable violence d'un dernier soubressaut
J'écarte de la table les fruits défendus
Posés là seuls au hasard des regards
Fermés les autres fois hors saison dans le noir
Dans un timide et furtif contact longtemps tu
Jaillit de ta bouche à la matinale lumière
Les mots enfouis tout au fond de l'amer
Entendu là maintenant les vagues effacent
Les lettres tracées par ton doigt tu libères
Si souvent refoulées et jamais prononcées
Ces paroles te tiennent et t'éclairent de leur phare
Pour encore un peu te donner de quoi voir
En ton existence dans ce monde réel abimé
Tes mouvements s'acroissent en ce temps de dégèle
Croire en ce présent voilà de la nouveauté
Pour encore un peu donné le change fardé
Par les puissants sourds façonnés à l'image de leur cour.
Publié par Dhimwoe à 08:50:45 dans Dhimwoe | Commentaires (4) | Permaliens
Dans ce hall gelé éclairé sous ton silence
La fenêtre ronde au-dessus de la porte
Laisse passer la lumière de ton âme morte
A jamais enfouie derrière ton masque d'insolence
Claque sur ce chemin tes talons sur les dalles de la promenade
Proches en surface des couloirs labyrinthiques
Ceux-là même traversés dans un état critique
L'ombre de ton être se meut sur ce sol de planches froides
Les graines de sables s'échappent du plafond creux
Livrée à elle-même la dune meurt lentement
Les nuages passent dès lors au gré du vent
Sur ces terres immobiles où bougent encore tes yeux
Et dans un dernier geste de désespoir fière
Tu traverses la cour à la recherche d'un guide
La foule hypnotisée se lance dans ce vide
Inconnu des bourreaux et des intenses lumières
Les murs d'indifférences cruelles s'épaississent sous les mensonges
Et si des jours parfois je regarde mes plaies
C'est pour mieux accepter ce visage étranger
A chaque fois j'y pense dans l'enfer de mes songes
Les paroles sont absentes elles ont cette nuit fâné dans les plaines
Quand les sons de tes mots accouchent en musique désincarnée
Pour un peu encore elles s'éclipsaient par delà le sombres braiser
Celui mille fois rêvé face aux chants des sirènes.
Publié par Dhimwoe à 06:09:33 dans Dhimwoe | Commentaires (2) | Permaliens
La triste sombre et muette musique de ton corps m'envahie
Dans une poussée d'effluves sanguines où jaillissent
Des lumières, des sons et des images de novices
Construites au fur et à mesure de mes parcours d'extraverti
Comme si dans ce linceul empoussiérré je pouvais encore sentir
Sur ton visage froid le duvet si léger de tes vingt ans
Sempiternellement le contact de ta peau me retiens dans ce temps
Où vivre devient maintenant un jeu pour éviter le pire
Me regarder quelle idée mon image me repousse
Sous des couches de tristesses parsemées de points aveugles
Concentrés dans mon dos selon les moments
Je parcours une piste vierge de mes mots en cette brousse
Trouver la pierre angulaire au fond de mon esprit
Aclimater petit à petit à tout tes sévices
Parle moi ce soir encore de ce précipice
Où nous tomberons ensemble pendant notre premier cri.
Publié par Dhimwoe à 06:18:44 dans Dhimwoe | Commentaires (3) | Permaliens
Ta peau me sépare d'une partie de ce toi
Insuffler à l'ombre des regards si forts
Revus et corriger par celle appelée mort
Toute nue arrivée d'un triste détroit
Où coulait jusqu'à maintenant des espoirs
De te voir grandir loin de ses souffrances aigües
Au moment même où tourne l'aiguille des secondes
Dans l'envers d'un décor fragil devenu dérisoir
Je traine des mots crus rassemblés morceau par morceau
En cette saison si brêve où la neige légère fond
Dans le coeur malade de mes tourments si longs
Le temps de rêver prend fin sous mon lourd fardeau
Redeviens des plus légère ou bien meure
Remets à la pomme son quartier fleuri
Et croque la vie en pleine rage face aux défis
De tes idéaux que tu avais enfouis.
Publié par Dhimwoe à 06:16:39 dans Dhimwoe | Commentaires (2) | Permaliens
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Textes déstructurés et mots
en flocons de poèmes
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A explorer et interpréter à
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