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Entre ciel d'éther et terre de feu | 22 juillet 2008

 

Au son de cette bouche absente dont la voix m'a émue
Entendue dix fois et pourtant pas de visage dessus
L'ordre des choses laisse choir l'instant
En une gamme de notes amplifiées par moment

Pendent en silence souvent les chaires crues
Tendues auparavant au moment de croiser l'élue
J'imagine des terres de cendres à feu et à sang
J'en connais le chemin pour l'avoir vu enfant

Regard dans un désert sauvage perdu
Les routes droites aux destinations inconnues
Se multiplient tout au long du hors champs
Elles m'amènent à marcher assez longtemps

Jusqu'à des rivages où germe l'inconscient
Déchiquetés par endroit sauvagement
Comme si une horreur indicible s'était mise à nue
Le temps seulement  d' y avoir à nouveau cru.

Publié par Dhimwoe à 06:55:57 dans Dhimwoe | Commentaires (3) |

Sur face lisse | 16 juillet 2008

 

Loin en son être intérieur le regard en dedans
Voit un paysage incertains aperçut sur du papier glacé
Des frissons traversent la peau pour déstabiliser
Le voyageur de ses rêves froissés pour un court instant

Le cadre ici-bas s'éloigne nettement des images
Boue et flaques couvrent le sol de terre battue
Où des traces de pneus coupent en deux la vue
D'un côté l'idéal et en face la rage

Le cristal fragile laisse place à la brique
Empilés en désordre les mots font ton style
Alimenté de jour en jour par les lumières de la ville
Elles brillent dans la nuit t'éclairent en un clic

La parole est ton alliée, elle soude le fond de tes pensées
Les multiples parties forment à un moment un tout
L'univers entier pourrait t'envelopper jusqu'au bout
Dans un linceul blanc cousu de fil doré.

 

Publié par Dhimwoe à 09:39:27 dans Dhimwoe | Commentaires (1) |

A la frontiere de | 10 juillet 2008

 

Atteindre en un rien de temps le pouvoir et les cimes
Au-dessus des nuages règne le froid silence
Où git en secret quelques gouttes de chance
Porté par les encouragements des foules anonymes

Entrouverte sur une bouche qui c'est tue
Encore à cheval sur le dernier courant
Les portes de l'humanité claquent au son dément
D'un esprit fort tourmenté par l'absence de salut

Il est pourtant passé le temps des grands orages
Les soldats de plomb fondent dans une vision à venir
Où les tièdes s'échauffent en observant la mire
Fixée sur les vieux écran déposés à la marge

Finir par tomber juste avant l'arrivée
A un pas seulement de la gloire et la vie
Il serait trop petit le monde pré établit
Pour les patins de bois proches et désirés.

 

Publié par Dhimwoe à 07:23:07 dans Dhimwoe | Commentaires (1) |

Ensuite et après | 25 juin 2008


Eviter toute forme de mots et de phrases
Construites dans un passé ouvert sur le néant
Les bribes de sons sortent en phase
Dans un échange nait de l'écho mis au banc

En un éclair en provenance de mon inconscient couleur d'onde
J'ai vu disparaître des maux cruels aux racines profondes
Des méandres encore flou en cette nuit de brouillard
Surgissent en tous sens des regards aux hasards

Des yeux viennent des images de non sens
Engendrer dans un quart d'heure d'innocence
A croire qu'au fond de nous mêmes
Gît parfois à contrecœur des je t'aime

Des battements entendus sous la peau
Nous ignorons tout sous le poids de notre fardeau
Fait de muscle, de chair et puis d'un peu d'eau
Le corps nous porte qu'il fasse froid ou chaud

Les routes se croisent telles nos veines
Où coule sous le pont de vieux os
Usés jour après jour pour mieux être exposé
A la terrasse ensoleillé des cafés.


Publié par Dhimwoe à 06:13:14 dans Dhimwoe | Commentaires (2) |

Faire et defaire | 13 juin 2008

 

A la lueur des torches je décryptes les tracés
Ils recouvrent le mur des grands en face de mon école
C'est peut-être bien là où les derniers ce sont rangés
Avant de tombés sous les coups des machines folles

La route sinueuse mène à ce dernier moment
Accroché à nos souvenirs, cauchemars d'enfants
Les lettres ont brûlé mais les maux restent en dedans
Une fenêtre pour sortir avant d'être trop grand

La mémoire garde en reserve des tas de peurs
Jamais ensevelis les dialogues émèrgent par hasard
Au tournant d'une phrase ou bien d'une odeur
Les portes closes écartent un moment de liberté rare

Les parcours sont fait de virages à bien négocier
Le vent peut  m'emporter derrière les grillages
Et à jamais enfermé au fond de mes idées
Je tourne en boucle mes mots au coeur de ma rage.

 

Publié par Dhimwoe à 06:54:37 dans Dhimwoe | Commentaires (2) |

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