Je vis sur les terres lointaines de Xanadu
Et bientôt serait de retour accompagné de loups
Encore et toujours j'écoute les mêmes chansons
Celles dont le tempo m'irrite finissent au pilon
Au rythme éffrené les corps se meuvent
Du fort nectar de Cyrodiil je m'abreuve
Les têtes avant de tombées tournent et cries
Dans un instant seulement nous retrouverons l'envie
Et mes yeux révulsés regardent en leur intérieur
Des cartes défilent, des larmes des horreurs
Couchées là verticales à n'en plus finir
A croire qu'une seule suffit à La Hire
Homme de coeur pour cent ans s'il en fut
Mais toutes ces étoiles ne s'en rappellent plus
Des hordes dans la neiges j'entends les hurlements
Elles approchent à grand pas portées par le vents
Les herbes folles se couchent à leur passage
Animaux froids en rage sortis de leur cage
Langues pendues et regards de feu ardent
Elles imitent leur maître avant d'être mis au ban
Publié par Dhimwoe à 07:10:47 dans Dhimwoe | Commentaires (0) | Permaliens
Dans la fin du jour latent tout s'efface
Au sombre vombrissement des moteurs
Recul les hommes pleutres au coeur de glace
Reconnus drapés au milieu de leur peur
Bouche endormie où nait une forme de rire
Quand à l'horizon s'annoncent à nouveau aux abois
Des cauchemars où résonne ta voix pour tout dire
Et ouvre les veines pour mieux donner de soi
Défier le monde seul de ses griffes
Pour découper chaque mirages comme une page
Couvertes des deux côtés de mots sortis à vif
Au moment où brille dans sa nuit la rage
Ecrite un soir sur une feuille tombée morte
Sur une verrière où un croissant de lune luit
Le morceau de nuit nous a réuni de la sorte
A ouvert nos yeux sur la côte de nos vies.
Publié par Dhimwoe à 06:46:05 dans Dhimwoe | Commentaires (0) | Permaliens
Elle marche la nuit nue dans la pièce
Donne sens à tout objet toute forme
Hésite encore au moment des caresses
Et finalement prend sur elle se conforme
Pour tomber tout au fond d'une réalité
Où flotte des fragments de faux rêves
Au travers d'une vie simple alité
Elle choit lance un semblant de cri et ce lève
Dans ce flot de pensées elle saigne
Traverse cette vie aveugle au ras du sol
Désorienté dans ces songes règnent
Des énigmes écrites pour son rôle
Les planches de la scène se sont ouvertes
Sous le poids des années de strass
Le fard aux joues laisse place à la perte
Elle se pince et souffre pour garder la face
Des mots à ces oreilles apparaissent
L'emportent à pas feutrés au loin elle suit
Ressent en son cœur une sorte de tendresse
Tourne le dos aux ténèbres et s'enfuit.
Publié par Dhimwoe à 07:06:02 dans Dhimwoe | Commentaires (2) | Permaliens
Poursuit le rêve de la fleur sauvage
Jusqu'à ce qu'au bout d'un moment tu fanes
Dans l'équilibre fragile d'un pétale de nuage
Même quand on s'oppose nous ouvrons les vannes
Le regard croisé sur les faux décors
Nous laisse seul face à ce que l'on voit
Courir éveillé vers un monde meilleur mort
Surtout au moment de lever le doigt
Entend l'orage bruyant dans une fin d'été
L'ordre du monde laisse tourner les aiguilles
L'arrêt est inconcevable pour fendre l'éternité
Quand tous voudraient fuir telle l'anguille
Je vois toujours un éclat de lumière
Sur ce rivage invisible pour les hommes
Mon cœur s'affaiblit se recouvre de lierre
Seul le son sur mes mots met un baume.
Publié par Dhimwoe à 06:53:17 dans Dhimwoe | Commentaires (1) | Permaliens
Dessin d'art sur un cours jacquard
Sur un quart j'accours à toute vitesse
Agité par une joute, gonflé par le stress
Les lumières défilent où la nuit se fêle dans l'art
Longue rue au public déserté la course continue
Au rythme des véhicules longs et parfois lents
A retrouver leur voie sur le tracé blanc
Crissent les pneus parfois fatigués par cette mise à nue
Construite de toute part par des idées reçues
Au moment ou tout tient à un litre d'eau et de sang
Utilisé à des fins passables voire dépassées au fil des ans
Les traces de certitudes s'effacent là ou j'ai chu
En contre balancement je me raccroche à la barre
Éructe deux trois mots jusque là tenue en laisse
Je l'aient divulgue lentement si ce n'est de justesse
Évite ainsi une interprétation vide à huit heure du soir.
Publié par Dhimwoe à 07:52:10 dans Dhimwoe | Commentaires (2) | Permaliens
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Textes déstructurés et mots
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