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Poussière des toiles | 08 janvier 2009

 

Une nuée infime, parcelle de poussière
Devient visible sous un rayon de lumière
Le néant pourtant me semblait vide
Jusqu'à présent rien réellement n'en décide

A croire que nous ne pouvons ici bas tout voir
L'essentiel arrive souvent par hasard
Et l'invisible se joue de nos regards
Peut-être en va t-il de même pour l'espoir

Caché en un lieu sûr faiblement habité
A notre échelle s'éclipse la réalité
Au fond des ténèbres les lueurs fuient
Du moins je l'imagine en rêve cette nuit

Dans le présent de l'instant cherche l'essentiel
Est-il vraiment parmi nous où plutôt au ciel ?
Les extrêmes microscopiques ou titanesque
Disparaissent à l'œil nu sur les fresques.

 

 

Publié par Dhimwoe à 05:46:46 dans Dhimwoe | Commentaires (0) |

L'ordre des choses | 29 décembre 2008

 

 

Les flammes s'étalent l'hiver devient chaud
Et les feuilles quadrillées tombent à flot
L'univers des mots s'envole au soleil ailé
Au rythme de l'imaginaire de mon passé

L'écoulement du temps rythme mes envies
Et laissent glisser des instants de vies
En de multiples formes virtuelles
Où par endroits mes rêves s'emmêlent

Les feux du tonnerre sont revues à la baisse
Encore quelques jours à se battre sans cesse
A l'heure où à chaque seconde coule la lave
Une perle de sang fait de nous des esclaves

Des chaînes psychiques tiennent nos œillères
Tout est plus beau dans ce vase clos sous verre
Chacun y porte ses oripeaux et se terre
Ou bombe le ventre les pieds chaussés de vairs.

 

Publié par Dhimwoe à 06:03:18 dans Dhimwoe | Commentaires (1) |

Après le jour | 19 décembre 2008

 

Une à une les fleurs disparaissent

Au moment où arrivent la ligne du soir

Les pétales tournent et se referment sous nos caresses

Encore une poignée de seconde et voici le noir


Un vertige m'absorbe dans un voyage au long court

En haut des mâts l'éclairage au néon s'anime

Et abats les dernières lueurs du jour

Les feux du calme trafic scintillent au loin


Le ciel disparaît sous les lumières de la ville

Le sang coule dans des veines glacées sans cesse

Les écrans diffusent les images bleues des îles

Sous un décor de strass pour défaire le stress


Sur les antennes où valses les feuilles mortes

Passent des ondes dénuées de sens en plein air

Les cœurs langoureux frémissent derrière les portes

Ils vont laisser place aux échos sourds de nos nerfs


Les cheveux même quittent les yeux de l'hiver

Et font face aux regards torrides des cohortes

nocturnes attaquées par le froid d'avant guerre

La nuit les roses restent rouges aussi sortent.

 

Publié par Dhimwoe à 06:24:08 dans Dhimwoe | Commentaires (2) |

Syllabes en Charybde | 12 décembre 2008

 

Et ce vrai regard vibrant fixé sur moi
Laisse mes pensées déliées en marge de l 'inconnu
Une ombre voile l'iris de tes yeux froids
Où se déroule le film de nos vœux crues

Nourrit par la haine et le sang de nos liens
Nous songeons à l'horreur des lendemains
Où peut-être alors il n'y aura plus rien
A cacher dans l'antre de nos mains

Et pourtant à la fin nous pensons encore
Pouvoir construire dans cette lueur
Une semblant de belle avenir tout en or
A ceux qui bientôt hériterons de nos peurs

Les syllabes de nos maux se détachent
Et errent en boucle à l'intérieur de nos têtes
Dans des journées au fond, sans relâche
Souvent bien trop remplies par nos quêtes

De pensées noires forgées de nos illusions
Au reste du passage de nos courtes vies
Pour un peu nez collé nous passerions
A dessiner dans l'écran aux limites infinies.

Publié par Dhimwoe à 06:35:04 dans Dhimwoe | Commentaires (1) |

Les soldes à deux plombs | 05 décembre 2008

 

Des femmes avançaient à tour de rôle
Emmitouflées dans leur manteau bleu pétrole
Leurs rêves perdus sur ce dernier chemin
Loin dans leurs pensées sentant la fin

L'une d'entre elles se reflétait dans mon miroir
Au moment où je passais là par hasard
Ce visage je l'avais déjà vu quelque part
Jamais je n'imaginais autant de désespoir



J'écoutais sa voix ma joue sur son épaule
M'attendais d'un moment à l'autre à ce qu'elle rigole
Toute la nuit à vivre j'évitais de songer au matin
La-bas dans la cours déserte sonnaient les tocsins

Quelques bougies pour éclairer la scène noire
Dans le silence absolu de nos regards
Chaque mouvement devenez de l'art
J'accorde encore un instant pour y croire

En ce dernier jour où par tous il a été convenu
Qu'un seul d'entre nous a une vraie balle
Elles tomberont une à une dans un dernier râle
Le cœur percé au grand jour pour s'être tues.

 

Publié par Dhimwoe à 07:40:51 dans Dhimwoe | Commentaires (0) |

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