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Après le jour | 19 décembre 2008

 

Une à une les fleurs disparaissent

Au moment où arrivent la ligne du soir

Les pétales tournent et se referment sous nos caresses

Encore une poignée de seconde et voici le noir


Un vertige m'absorbe dans un voyage au long court

En haut des mâts l'éclairage au néon s'anime

Et abats les dernières lueurs du jour

Les feux du calme trafic scintillent au loin


Le ciel disparaît sous les lumières de la ville

Le sang coule dans des veines glacées sans cesse

Les écrans diffusent les images bleues des îles

Sous un décor de strass pour défaire le stress


Sur les antennes où valses les feuilles mortes

Passent des ondes dénuées de sens en plein air

Les cœurs langoureux frémissent derrière les portes

Ils vont laisser place aux échos sourds de nos nerfs


Les cheveux même quittent les yeux de l'hiver

Et font face aux regards torrides des cohortes

nocturnes attaquées par le froid d'avant guerre

La nuit les roses restent rouges aussi sortent.

 

Publié par Dhimwoe à 06:24:08 dans Dhimwoe | Commentaires (2) |

Syllabes en Charybde | 12 décembre 2008

 

Et ce vrai regard vibrant fixé sur moi
Laisse mes pensées déliées en marge de l 'inconnu
Une ombre voile l'iris de tes yeux froids
Où se déroule le film de nos vœux crues

Nourrit par la haine et le sang de nos liens
Nous songeons à l'horreur des lendemains
Où peut-être alors il n'y aura plus rien
A cacher dans l'antre de nos mains

Et pourtant à la fin nous pensons encore
Pouvoir construire dans cette lueur
Une semblant de belle avenir tout en or
A ceux qui bientôt hériterons de nos peurs

Les syllabes de nos maux se détachent
Et errent en boucle à l'intérieur de nos têtes
Dans des journées au fond, sans relâche
Souvent bien trop remplies par nos quêtes

De pensées noires forgées de nos illusions
Au reste du passage de nos courtes vies
Pour un peu nez collé nous passerions
A dessiner dans l'écran aux limites infinies.

Publié par Dhimwoe à 06:35:04 dans Dhimwoe | Commentaires (1) |

Les soldes à deux plombs | 05 décembre 2008

 

Des femmes avançaient à tour de rôle
Emmitouflées dans leur manteau bleu pétrole
Leurs rêves perdus sur ce dernier chemin
Loin dans leurs pensées sentant la fin

L'une d'entre elles se reflétait dans mon miroir
Au moment où je passais là par hasard
Ce visage je l'avais déjà vu quelque part
Jamais je n'imaginais autant de désespoir



J'écoutais sa voix ma joue sur son épaule
M'attendais d'un moment à l'autre à ce qu'elle rigole
Toute la nuit à vivre j'évitais de songer au matin
La-bas dans la cours déserte sonnaient les tocsins

Quelques bougies pour éclairer la scène noire
Dans le silence absolu de nos regards
Chaque mouvement devenez de l'art
J'accorde encore un instant pour y croire

En ce dernier jour où par tous il a été convenu
Qu'un seul d'entre nous a une vraie balle
Elles tomberont une à une dans un dernier râle
Le cœur percé au grand jour pour s'être tues.

 

Publié par Dhimwoe à 07:40:51 dans Dhimwoe | Commentaires (0) |

Sur Narcisse | 28 novembre 2008

 

Plus rien au fond vraiment ne le dérange
Maintenant le cœur de son âme est mis à nu
Au fond il court seul vers une terre inconnue
Les routes mènent à des endroits  bien étranges

A croire qu'ici bas rien n'a changé les anges
A part peut-être la forme de nos rêve d'imbus
Tissés pendant des temps de sommeil déjà vu
Aux croisements des crayons les gris se mélange

A la blancheur de la page qui nous arrange
Aligner des mots plutôt qu'écouter le silence
En tête à tête mal nommé les choses contribue
A conserver un espace flou pour donner le change

Aux langues de bois trop souvent entendues
Dans des réseaux sociaux où chacun de nous mange
Une nourriture virtuelle sorties des langes
Pour faire écho aux égos, aux m'as-tu vu
 

Publié par Dhimwoe à 06:47:32 dans Dhimwoe | Commentaires (1) |

Règne d'un jour | 20 novembre 2008

 

Maudits soient les rois d'antan qui un jour m'ont fait
Sujet de terres arides où le plus dur poussait
A genou sur le sol vierge de toute vie
Il y a en eu des croyances et des mots dits

Je me souviens encore de ma dernière année
Au moment où le ruisseau à l'ombre coulait
Dès l'aube d'un jour où régnait le silence
Il était vain de croire en notre allégeance

Le plus courageux d'entre nous prit la parole
Loin d'imaginer cette vie en sous sol
Rempli d'espoir en des jours dits meilleurs
Nous marchions bras levé la tête en douleur

Rien ne sert de resté enchaîné au passé
Les changements donnent envie aux gens désarmés
Ce ne sont pas les couronnes qui font les rois
Mais ceux qui respectent l'ensemble de nos droits.

 

Publié par Dhimwoe à 06:46:54 dans Dhimwoe | Commentaires (3) |

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