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Sur les lignes | 04 décembre 2006


De ceux perdus dans les rangs
Couleur blessures si surprenant
A deux encablures scintillant
Sur les lignes d'un premier roman


Graphies déliées soulignées en rouge
Fausses réponses quand tout bouge
En déliquescence survient l'atout
Apparut inconsciemment c'est fou


L'idée émerge tout près de l'ange
Portée au mieux les lignes changent
Prête à noter il était une fois sur le cordeau
L'histoire traduit le triste en beau


Effleure le vélin en te penchant
Trace de plumes sur le devant
Capture l'intrigue mais pas trop tard
Tant de regards pour s'émouvoir


L'horizon glacé gèle tes ailes
A trop vouloir t'éloigner d'elle
Tu tournes dans l'ombre et puis revient
Calme puis agité dans un va et vient 



Sorts de ta bulle il est grand temps
Délaisse la candeur de ton visage d'enfant
Ecoute le discours des adulescents
Tu n'en a plus pour très longtemps.

Publié par Dhimwoe à 08:40:45 dans Dhimwoe | Commentaires (3) |

Dans la vallée | 02 décembre 2006




Descendre des rois pour capturer tout une époque
Le poison court féroce, en revient l’idée d’aimer
Un jour usée de lignes multicolores en loque
Prends l’eau, aux sons des clapotis invisibles, achevés

Dans l’azur des pétales de souvenirs
Descends donc un peu pour mourir
Ne rien comprendre de la force d’un baiser
Je t’écris perdu un jour de lune dans une forêt

Les chuchotis variés s’écoulent dans ma bohême
Le long de fortes paroles oient dans des cris sans thèmes
Pour les rivières traversées avec des cordes raides
Dont le corps d’échos alpins restent à venir en aide

L’aussi belle retrouvée planté là énigmatique
Cachée sous la feuille d’un tilleul fantastique
L’endroit devenu faible, de plus en plus érodé
Est le point aveugle d’un art fantasmé.

Publié par Dhimwoe à 13:37:33 dans Dhimwoe | Commentaires (3) |

Lasso noir | 01 décembre 2006


Posé là si froid j'attends l'avalanche
Dans cet espace gris drapé d'un manteau blanc
Houle et nuit dès lors arrivent en ces temps
Décomposés putréfié dans une veine étanche


Ou coule jusqu'à la nausée et grandit la flaque
Ornée de tous les degrés des regards
Face à face recule contre ce miroir
De tous ces pas fourbu alangui en vrac


J'exhume à cet endroit des formes sans visages
De quoi souffrir et pourrir dans un marécage
L'envers négatif d'un décor de fruits
Couvert de sueur ta peau mate luit


Hurle en silence dans ce désert de chant
Garde la trace de tes aînés sur terre
Danse et à cet instant revis aux frontières
Et des sommets coupe les chimères de sang.

Publié par Dhimwoe à 07:48:24 dans Dhimwoe | Commentaires (6) |

Sur le non être et sa grandeur | 30 novembre 2006



Une réalité difficile à assumer pendant un temps indéterminé. Les faux semblants sont légions virtuelles, sources de créations internes. L'ouverture vers l'extérieur en est une possible suite pour un nombre encore inconnue de personne.

Le passage par ce biais résulte, notamment, d'immenses champs d'incompréhension, de solitude, de retour sur soi, d'angoisses inconscientes, ou consciente d'aller vers un Autre pareil ou complètement différent.

Le village globale planétaire se nourrit aussi de la peur de changer, d'exprimer ses mots et ses maux à l'occasion, vers un espace réel où s'étendre est formel et l'écoute informelle, rare, voire inconcevable parce que non tenté.

Ici, point de vulnérabilité dans une enveloppe invisible où le corps et ses fonctions n'existent pas.



Publié par Dhimwoe à 08:21:57 dans Dhimwoe | Commentaires (3) |

Et rien d'autre | 28 novembre 2006



J'ai repris le chemin sur lequel je m'étais engagé dans un moment tourmenté. L'air si dur à respirer m'empêchait
parfois d'avancer. Au détour d'un instant j'ai vu l'ordre au loin me tendre une main blanche lisse ou rien ne montre son art ou son identité, ou rien ne transparaît. Neutre dans toutes les couleurs, le pire reste à imaginer. Dans un virage lent j'ai vu votre pareil signer au bas d'une page remplie de signes inconnus. Personne ne l'ai a encore lus.

Les distances s'étirent et laisse la place au pire, celui des anges damnés. Le col en vu dégèle avant la fin de l'éternité. Les cloches sonnent dans un vide, dans un autre passé. Les sillons s'enveniment de graines oubliées trop longtemps en des chairs viciées.

Plus de mots, plus d'idées, le rien, le néant. L'effacement complet, total. Le feu nettoie, écorche nos souvenirs sans aucune pitié.
Repousser ici ou ailleurs, dans un ventre de douleurs amputé au risque de ne plus être soi.

Publié par Dhimwoe à 07:53:45 dans Dhimwoe | Commentaires (4) |

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