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Roc oeil de mots | 27 avril 2009


Mes mots sourds fragmentent mes pensées
A n'en plus douter dès lors l'erreur s'est humanisée
Les courbes lisses de ton corps égalisées
Durent sur ton front plissé des formes ridées

L'écorché vif se traine dans les dédales des quartiers
Dissipe ses peurs d'inconnu à n'en pas douter
Pour seul terrible mystère sa réelle durée
Contre l'asphyxie il vaut mieux marcher

Peut être qu'un bol d'air l'amène à se renouveler
De son intérieur pourtant serpentent les alizés
Ses vents lointains auraient pu l'envoler
Car nullement si bas il aurait cru entrer

Les roues des camions tournent pour te transporter
Dans le feu d'une action librement inspirée
Parcourir l'amour monstre pour œuvrer
Dans un sens ici ou là tout est à recommencer.


Publié par Dhimwoe à 05:56:02 dans Dhimwoe | Commentaires (0) |

Point aveugle | 13 avril 2009

 

Les nuits, lieu de non espace sont si courtes, voici matin
Les jours à attendre que le soleil s'éteigne deviennent longs
Seul des extraits de moments purs se figent pour de bon
Ils bâtissent l'instant présents et donne vie au lendemain

Dans l'après, l'infini luit et nous caresse
Il ouvre ses voies hors de nos frontières, du visible
De nos corps morts sortent des formes d'âmes sensibles
De celles que nous craignons de voir sans cesse


L'espace est si grand j'y entre grandit
Le soir enfin arrivé l'œil s'ouvre en miroir
Et laisse apercevoir un visage juste avant le noir
Un soupçon d'ombre dérive en ce regard épris.

Déroute et fiction couvrent de lierres les derniers morceaux
D'un autre au creux des vagues à peine effleuré
Un grain de sable dans la main pour bloquer
Les engrenages vu comme parfaits d'en haut.

Publié par Dhimwoe à 02:35:57 dans Dhimwoe | Commentaires (0) |

Belle inconnue du Nord express | 04 avril 2009

 

A la surface des océans s'efface dans la tempête
Les mots rayés en noir et blanc au cœur des braises
Sèchent sur les flots les héros pris sur le fait
Les nerfs à cran entortiller dans leur malaise

Ils croient les mains unies en de doux regards
Poser sur leurs épaules par delà les nuages
Les corps tremblent lorsqu'ils viennent à la barre
Tous déphasés nantis couvert de bleus et de rage

Les coups sont tombés tel un torrent d'écueils
Une fine toile de mousseline recouvrent depuis
Les peau pâles où se déposaient encore les feuilles
Les pensées ont disparue de ces hommes mourant

La paix seule geint au fond d'un petit trou
Les lumières bleues clignotent et s'arrête
Seule subsiste une légère vibration de l'air
Elle laisse croire en de nouvelles quêtes.

 

Publié par Dhimwoe à 07:57:58 dans Dhimwoe | Commentaires (0) |

L'aube d'un printemps | 26 mars 2009

Enfermée dans tes murs tu n'as pas idée

De ce qu'amour en fuite construit de fatal

De tes phrases cachées en douceurs échangées

Émanent des demandes en toi mis à mal


Tous les sentiments possèdent un parfum léger

Celui-là n'en déplaise au sort est des plus fort

Il émane encore de ce toi imaginé

Au-delà des frontières virtuelles de nos corps


Règne en silence l'absolu en recherche

Il mène seul sa quête au bout de tes bras

L'absence de regards dans nos larmes sèche

Tempère l'expression de ton âme tout bas


Elle se déchire en vain là où je n'existe pas

Consume mes maux avant de disparaitre

Dans une éternité blessée elle sera là

Parmi une multitude frileuse de non êtres


Abreuver de souffrances mes lignes explosent en tous sens

Pour jouer sur les mots et voir l'esprit enfermé en moi

Il survit malgré tout pour alimenter mes rêves d'enfance

Et coudre entre elles des pièces déchirées autrefois.


 

Publié par Dhimwoe à 05:55:53 dans Dhimwoe | Commentaires (0) |

L'art des choix | 14 mars 2009


Quant au long fil rouge de la vie

Les routes vers l'inconnu se multiplient

Quand il n'y a rien en vue où que tu ailles

Pour former une trace lorsque les radars défaillent


L'ombre des jours alors s'allonge à tour de bras

S'éloignent de nous les certitudes encore une fois

Les ronds dans l'eau devenus futiles nous blessent

Les gammes se fondent dans un paysage de tristesse


Et sur nos oreilles plane le son d'un certains silence

De celui là même d'où émerge le néant en cadence

Aucune forme ne donne vie à nos espoirs

Les marches s'effondrent dans un fondu en noir


Les totems si souvent vénérés font défaut

L'homme recherche un trône pour les jours nouveaux

De quoi abreuver sa quête de sens

Sortir d'une finitude connue dès sa naissance.

Publié par Dhimwoe à 06:11:07 dans Dhimwoe | Commentaires (0) |

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