Mes mots sourds fragmentent mes pensées
A n'en plus douter dès lors l'erreur s'est humanisée
Les courbes lisses de ton corps égalisées
Durent sur ton front plissé des formes ridées
L'écorché vif se traine dans les dédales des quartiers
Dissipe ses peurs d'inconnu à n'en pas douter
Pour seul terrible mystère sa réelle durée
Contre l'asphyxie il vaut mieux marcher
Peut être qu'un bol d'air l'amène à se renouveler
De son intérieur pourtant serpentent les alizés
Ses vents lointains auraient pu l'envoler
Car nullement si bas il aurait cru entrer
Les roues des camions tournent pour te transporter
Dans le feu d'une action librement inspirée
Parcourir l'amour monstre pour œuvrer
Dans un sens ici ou là tout est à recommencer.
Publié par Dhimwoe à 05:56:02 dans Dhimwoe | Commentaires (0) | Permaliens
Les nuits, lieu de non espace sont si courtes, voici matin
Les jours à attendre que le soleil s'éteigne deviennent longs
Seul des extraits de moments purs se figent pour de bon
Ils bâtissent l'instant présents et donne vie au lendemain
Dans l'après, l'infini luit et nous caresse
Il ouvre ses voies hors de nos frontières, du visible
De nos corps morts sortent des formes d'âmes sensibles
De celles que nous craignons de voir sans cesse
L'espace est si grand j'y entre grandit
Le soir enfin arrivé l'œil s'ouvre en miroir
Et laisse apercevoir un visage juste avant le noir
Un soupçon d'ombre dérive en ce regard épris.
Déroute et fiction couvrent de lierres les derniers morceaux
D'un autre au creux des vagues à peine effleuré
Un grain de sable dans la main pour bloquer
Les engrenages vu comme parfaits d'en haut.
Publié par Dhimwoe à 02:35:57 dans Dhimwoe | Commentaires (0) | Permaliens
A la surface des océans s'efface dans la tempête
Les mots rayés en noir et blanc au cœur des braises
Sèchent sur les flots les héros pris sur le fait
Les nerfs à cran entortiller dans leur malaise
Ils croient les mains unies en de doux regards
Poser sur leurs épaules par delà les nuages
Les corps tremblent lorsqu'ils viennent à la barre
Tous déphasés nantis couvert de bleus et de rage
Les coups sont tombés tel un torrent d'écueils
Une fine toile de mousseline recouvrent depuis
Les peau pâles où se déposaient encore les feuilles
Les pensées ont disparue de ces hommes mourant
La paix seule geint au fond d'un petit trou
Les lumières bleues clignotent et s'arrête
Seule subsiste une légère vibration de l'air
Elle laisse croire en de nouvelles quêtes.
Publié par Dhimwoe à 07:57:58 dans Dhimwoe | Commentaires (0) | Permaliens
Enfermée dans tes murs tu n'as pas idée
De ce qu'amour en fuite construit de fatal
De tes phrases cachées en douceurs échangées
Émanent des demandes en toi mis à mal
Tous les sentiments possèdent un parfum léger
Celui-là n'en déplaise au sort est des plus fort
Il émane encore de ce toi imaginé
Au-delà des frontières virtuelles de nos corps
Règne en silence l'absolu en recherche
Il mène seul sa quête au bout de tes bras
L'absence de regards dans nos larmes sèche
Tempère l'expression de ton âme tout bas
Elle se déchire en vain là où je n'existe pas
Consume mes maux avant de disparaitre
Dans une éternité blessée elle sera là
Parmi une multitude frileuse de non êtres
Abreuver de souffrances mes lignes explosent en tous sens
Pour jouer sur les mots et voir l'esprit enfermé en moi
Il survit malgré tout pour alimenter mes rêves d'enfance
Et coudre entre elles des pièces déchirées autrefois.
Publié par Dhimwoe à 05:55:53 dans Dhimwoe | Commentaires (0) | Permaliens
Quant au long fil rouge de la vie
Les routes vers l'inconnu se multiplient
Quand il n'y a rien en vue où que tu ailles
Pour former une trace lorsque les radars défaillent
L'ombre des jours alors s'allonge à tour de bras
S'éloignent de nous les certitudes encore une fois
Les ronds dans l'eau devenus futiles nous blessent
Les gammes se fondent dans un paysage de tristesse
Et sur nos oreilles plane le son d'un certains silence
De celui là même d'où émerge le néant en cadence
Aucune forme ne donne vie à nos espoirs
Les marches s'effondrent dans un fondu en noir
Les totems si souvent vénérés font défaut
L'homme recherche un trône pour les jours nouveaux
De quoi abreuver sa quête de sens
Sortir d'une finitude connue dès sa naissance.
Publié par Dhimwoe à 06:11:07 dans Dhimwoe | Commentaires (0) | Permaliens
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