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Il vocifère | 11 mai 2007

 

 

Vite animé au moment de donner le change

Au carrefour profané de nos vies insolites

Où tout se joue entre débutant et élite

Vitaminé après quelques verres de jus d'oranges

 

Bu les oreilles grandes ouvertes d'un trait

Cousu du fil de soi rompu dans l'embarras

Noué au cœur des ondes entendu tout là-bas

La bouche s'approche prête à susurrer dans les plaies

 

Gorge claire nouée au moment de l'entendre

Parler frais au palais dans le sens horaire

Pour encore un peu entendre chacun braire

Dans une vibration de l'air saupoudrée de cendres

 

L'haleine lourde recouvre les moutons

Alors qu'au loin les dents prennent la neige

Leurs sommets se revêtent, puis se désagrège

Hurler dans ce labyrinthe vide à quoi bon ?

 

Les masques souris violemment dans ce gris

Même dans le brouillard le chemin se construit

Le pavé, le décor et après la pluie

Pousse de nouvelles fleurs et revient la vie.

Publié par Dhimwoe à 07:36:03 dans Dhimwoe | Commentaires (2) |

Lever ton regard | 09 mai 2007

 

 

Rassurer les foules au bruit d'un battement
En attendre des instants d'existence réelle intense
Pour une fois au moins pouvoir tendre ces ailes en sang
Passer le stade de l'espoir, vivre en transe

Respire tout au fond de toi tord le stress
L'image renvoyée mérite d'être reçue
Le sérum circule à une nouvelle vitesse
S'accélère les lumières et lui se réveille nue

Trouver un arc en ciel en haut des dunes
Accordées à un moment tourné vers un mieux
Puisse le ciel se décorer de Lunes
Pour éclairer l'ensemble de nos yeux

Flèches lancées sur une cible ou bien mille
Garder et tirer le meilleur du vivre
Fragile, les deux mains lâchées sur le fil
Tisser toute une vie passée sous le givre.

Publié par Dhimwoe à 08:26:30 dans Dhimwoe | Commentaires (3) |

Aux zones limites | 04 mai 2007


A travers le fond des marches de fer
Recouvertes d'infimes flocons de neige
Tranquillement les yeux fixés sur l'imaginaire
Au delà des villes construites dans nos rêves
 

Je lis à voix basse les dernières phrases
Peuple de nuit de l'humanité entière
Réparti, nu sur l'ensemble des cases
Fantastique et pourtant de la même manière
 

Des masques de visages transformés par nos pères
Au regard bleu candide rempli d'innocence
Des plaines de verdures traversent l'univers
Et s'interrogent sur votre relative absence

 

L'amour nait dans les larmes vides de toutes traces
Sujette à ride et à usure lente, irréversible
De sentiments au tourment des caprices de l'autre face
Cachent les cauchemars les plus horribles.

Publié par Dhimwoe à 07:36:33 dans Dhimwoe | Commentaires (2) |

L'ornière | 03 mai 2007

 

Ignoré, à mon tour je donne le change
Sueur froide pour mieux apprécier ce départ
Peur au ventre quand tous vous baissez vos regards
Dans la crainte de voir ce qui dérange

Les lumières floues même se rabaissent
Dans cette part d'obscurité j'entends
Le bruit de l'eau lourde sur le marbre blanc
Les paroles au fur et à mesure disparaissent

Les notes froissées remplissent le panier
Tant d'écrits appris pour ne savoir que dire
Ces mots si forts pensés, non dits, sont les pires
Car personne n'ignore le banni renié

Vivre à jamais les yeux fermés sur les victimes
Les rayons solaires réchauffent nos paupières
Couverts d'un manteau d'ombre s'estompent les fiers
Part de là doucement quitte cet abîme.

Publié par Dhimwoe à 10:24:50 dans Dhimwoe | Commentaires (0) |

Leçon de choses | 02 mai 2007

 

 

Quand dans cette nuit je me nourris
D'un fragment de feuille de désir
Accompagné par un éclat je vire
Du vert au brun en un mot dit



Des lierres sur les murs cachent l'absence
De structures fondées sur un bref espace
De jours nuageux ou plus rien ne s'efface
Construction ancienne ou verdure montre déshérence

Blottis sous les feuillages quelques gouttes
Descendent et puis luisent le long des fissures
Le temps ici passe et recouvre les murs
Des plantes vertes et grasses rampent sur la voûte

A croire que tout là d'un coup c'est arrêté
Hormis l'avancée régulière de la végétation
Elle se répand silencieusement à profusion
Botté, l'homme aguerri tente de la maitriser

De rendre carré la fenêtre sur l'horizon
Tu rationnalises en beauté l'espace naturel
Là, Gaïa toujours déploie ses ailes
De la chaleur de la terre sortent ses sons.

Publié par Dhimwoe à 09:58:55 dans Dhimwoe | Commentaires (0) |

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