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Sens perdu | 05 août 2009


Comme les astres des amours puissants
Se meurent l'émotion des amants
L'engouement se gèle au fil des ans
Faits place dés lors au désœuvrement

Les rires et les joies dépérissent
La lourdeur des mots est de mise en Aïon
Écarter de force les regards fléchissent
Se baissent les yeux face à l'inaction

Désormais le rien construit l'ébétude
La force de la voix s'égare dans un vide
Des plus répugnant au plus indifférents
Règnent la nausée de l'observateur impavide

Les pulsions se recouvrent de cendres
Se terminent les vraies raisons d'être là
Les fossiles des cœurs sont dans l'ambre
L'histoire inachevée se termine ici bas.

 

Publié par Dhimwoe à 09:37:38 dans Dhimwoe | Commentaires (1) |

La révolution d'un cercle fermé | 08 juillet 2009

Même avant d'entendre le bruit de tes pas
Mon regard reste aveugle dans l'au-delà
Tes ailes en soie font de toi un ange
La ressemblance et si frappante qu'elle nous dérange

Quand je touche ta peau des frissons s'allument
J'en ai déjà à te voir flotter telle une plume
Dans un monde de merveilles étoilées
Où à nul autre pareil les terres donnent à aimer

Et ce sentiment étrange d'être hors du commun
De te voir comme une personne différente des défunts
Au milieu des limbes éternelles
Sentiment étrange de déjà vu hors du réel

Même si tu es blessé en dedans
A l'intérieur des mots nagent nos éléments
Les baumes les plus apaisants pour contrôler le vent
Au détour d'un regard de promesses jusqu'à la fin des temps.

 

 

Publié par Dhimwoe à 11:15:49 dans Dhimwoe | Commentaires (0) |

L'art mets deux mers | 17 juin 2009


Croiser des âmes nues décharnées si tôt
Un vent frais pure leur fait pleurer les yeux
Cette scène là semble loin vu d'en haut
Les déserts arides de larme se partagent à deux

Le sel de mer ouvre les portes de la liberté
Vagues brisées tonnent sur la grève
Tu l'aimes en songe et en brassée
En le regardant tendre la main t'en crève

De nombreuses fois tu as vu l'île là bas
Les jumelles enfouies au fond de ton crâne
Pour sculpter les formes avec tes bras
Au cœur du vent triste et froid on se damne

Les flots nous mènent où personne encore n'est allé
A côté de nos corps voguent des coques vides
A la recherche d'un néant effondré
Coulé dans les souvenirs de l'Atlantide.

 

Publié par Dhimwoe à 06:17:33 dans Dhimwoe | Commentaires (0) |

Larme est de l'air | 08 juin 2009


Dans quel pays se trouvent les larmes lourdes
Tombées de visages aux traits inconnus
Sous un ciel de soleils centenaires mis à nus
Les formes là varient pour qui veut s'absoudre

A la faible lueur qu'un souffle pourrait détruire
L'écho perdu venu seul d'une autre terre
Tout droit sortie d'un féroce enfer
Que chacun se dit entendre bruire

Asphyxié par une trop forte consommation d'air
Les corps mourant à mille pieds loin en arrière
Dans un laps de temps seront finies les prières
Les sons de l'homme étoufferont dans sa chair

Qu'importe ces fourmis rouges que l'on enterre
Elles se valent toutes vue du cockpit
Des formes humaines délétère maudites
Poursuivent des normes de monde austère.

 

Publié par Dhimwoe à 05:49:01 dans Dhimwoe | Commentaires (0) |

L'arme est de taire | 28 mai 2009

 

Et quand le vent soufflera sur ces taires
Alors peut-être à nouveau la parole sortira
D'un ton beau à nul autre pareil tu palliera
Pour chanter en chœur devant des fleurs sorties de terre

Brûle dans votre pourpoint noble couleur de geai
Attaché à ce corps fardé de blanc aux formes rares
Il tourne seul vers une lueur en extinction
Pour capter des ailes venues d'un ciel dérangé

Des phares surgissent d'un destin apprivoisé
Raturent sans foi en aveugle les jours de charme
De ceux que même les enfants désarment
Et vident de leur sens même les plus beaux baisés


Règne aujourd'hui un parfum venu des fossés
D'où émergent des pétales aux senteurs perdues
Prostré en noir et blanc pour un rêve d'inconnu
S'il doit renaître un jour le cœur blessé

Une part de vie fuit doucement dans l'abîme
En un battement de paupière les images défilent
Outrepassant les thèmes crus sur mon île
J'ignore la splendeur des roses sans épines.

 

 

Publié par Dhimwoe à 05:46:36 dans Dhimwoe | Commentaires (0) |

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