• La nuit détend

    Des portes d'Hadès surgit d'éruptions millénaires. Un
    passage figé dans le temps dans des tons fades aux
    couleurs grises et brunes. Plus haut et plus large
    qu'un trois mats, par fil indienne continues et
    discontinues s'engouffrent des personnages curieux
    avec lunettes, casquette et chausses bien lacées.
    Au son du silence, sous un soleil de plomb, ils
    atteignent le sommet, non sans difficulté. Le souffle
    cour, la tête trempe, chaque pas, au bout d'un moment,
    demande un effort surhumain. Personne ne parle.
    L'important à ce moment vital amène à ne plus
    réfléchir, à faire le vide complet, à éclipser son
    être pour le néant. Et pourtant dans ce silence, au
    fin fond d'un monde dantesque, j'aperçois, au creux de
    ce qui me reste d'existence la base du mouvement.
    Mettre un pied devant l'autre pour marcher, avancer,
    debout, jusqu'à la fin du monde. J'avance ainsi,
    depuis la nuit des temps.

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