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A la une ! | 25 mars 2008

 


Parcourus de nouvelles plus ou moins connues
Les journaux retracent l'histoire de celui qui l'a vécu
Il s'agit tout au plus d'une forme de peut-être
D'une interprétation faite des doutes où tu pénètres
Peu à peu par les moments le plus souvent vus

Un voile de crêpe blanc recouvre ton échine
Pliée tel le corps noir de la féline
Dans ce monde où nous aimons parler simplement
Les photos limitent le cadre au contour brillant
Poudre aux yeux pour ados en jean

L'image nous renvoi dans notre intérieur
Narcisse s'y noya béa de bon coeur
Il était bien midi quand il vit son ombre
A côté de lui apparu un visage sombre
A tout jamais effacée cette fleur


Le temps d'écri re pour répéter les mots
Tapés sur le clavier en un éclair tantôt
Il traverse les nuages, crée une fêlure
Les pétales légers flottent sur l'eau pure
Du courant de tes pensées sorties du vase clos.
 

Publié par Dhimwoe à 06:17:08 dans Dhimwoe | Commentaires (1) |

Maux pales | 17 mars 2008

 

Stimulations aux pleurs s'en faut
Culmine la détresse de ton fardeau
Espérant une force survenue de l'atmosphère
Aux bornes de mondes contenus dans ma terre

Courtes ficelles tenues par des mains de fer
Serre les barreaux rouillés avec tes serres
Conserve en toi la vue du soleil du soir
Il viendra bientôt éclairer ton grimoire

Dorer les lignes du destin de cheveux longs
Et tourner la page de cette rébellion
Dans un silence collectif de bienséance
Les regards se baissent à la moindre reconnaissance

Taire au milieu des océans de sérénité
La direction à prendre s'est effacée
Sous les pavés les égouts sentent
Une odeur de pensées indifférentes.

 

Publié par Dhimwoe à 06:15:16 dans Dhimwoe | Commentaires (5) |

Murs des vils | 10 mars 2008

 

Les pavés sous nos talons résonnent en cadence
Dans des ruelles sales pleines de silence
Une minute encore pour devenir une ombre
Et passer discrètement dans les décombres

Traverser loin des feux la route noire
Remonter à son rythme sur le trottoir
Dans face nous entendons l'histoire d'un soir
Entre les lignes blanches ils croient mieux voir

Les vitres brisées sous l'avalanche de mots hurlés
De l'autre côté de la haine des carreaux cassés
Des miettes, des brides disséminées de souffrance
Jetées là à même le sol de ce quartier en transe

La lucidité se cache derrière les grillages
Pour nous laisser jouer à tour de rôle sage
Enfants de la nuit la peur nous noue le ventre
Les jambes fragiles dès que l'on rentre

Aller tête baissée chez soi, tirer le rideau
Cacher son âme et ces quelques mots
En traits fins gravés son nom sur le mur
Ou sous l'escalier à la craie un coeur pur.

Publié par Dhimwoe à 06:20:37 dans Dhimwoe | Commentaires (1) |

Sans trait sur la cible | 06 mars 2008


Des traces sauvages en forme de lettres aimées
Apparaissent découvertes par les vagues
Le sable réappparait après la marée
Caresse les grains fins parsemés de zig zag
Et mon empreinte nait, morceau d'identité

A l'autre extrême de mon cadre de sel
Les oiseaux passent dans ce bleu éternel
Dans un climat serein entre terre et ciel
Elles sont dépliées pour un vol plané les ailes
A la recherche d'un souffle naturel

L'endroit neutre garde les secrets du site
Il porte de chaque côté ses limites
Difficile pour l'homme de les dépasser
Fais dans un premier temps avec sinon tu le quitte
Définitevement écrit, il sera ton passé

L'infini après tout rejoint le néant
Dans le hors champs méconnu des possibles
Couvert pour survivre dans les zones sensibles
Où chercher le centre devient un jeu dément
Je suis ma piste pour rester invisible.

 

Publié par Dhimwoe à 07:35:14 dans Dhimwoe | Commentaires (0) |

Fée d'arme | 01 mars 2008

 

Tendu par l'arme accroché à ton épaule
Le regard fixe sur ce lieu d'où vient le bruit
Tu connais précisément ceux que tu fuis
De ce cul d sac découvert dans un vol

La voie est définitivement sans issue
Impossible ce jour de continuer
Pour en un saut passer de l'autre côté
Et vivre libre et heureux  loin des exaltés


La nuit de son manteau cache ton corps
Seul le gyrophare glace l'espace à chaque passage
Rappel toi tout à l'heure tu étais fou de rage
Entendais des propos où tu étais mort

Après toutes ces courses à travers les villes
Tu te retrouves seul, plus personne sur le radeau
Sorti d'un autre monde de derrière les barreaux
Tu hères dans les faubourgs et songe à ton île.
 

Publié par Dhimwoe à 07:47:40 dans Dhimwoe | Commentaires (1) |

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