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L'eau tonne en silence | 30 septembre 2005


Afin que nul ne souffre à terre, que nul ne s'outre en des mois de sang frais, en des lois des fois vraies. L'œil d'ellipse s'épuise de saphir aux brillances sonores des vents d'antan. L'eau efface les chants d'acier caracolés aux formes suintantes d'ocre et de geai. aux forces encore vivantes des ersatz de fées. Peau glabre, par le voyage tannée, l'ogre s'épanche sur les toits des mois sans fêtes, ni fleur fanées. Fardé de ses plus beaux costumes de jaunes et verts entremêlés, les fruits des chemins des forêts dans des bocaux vont être conservé.

Publié par Dhimwoe à 08:04:33 dans Dhimwoe | Commentaires (0) |

Tempus fugit | 29 septembre 2005


Prends ta chance maintenant, rejette l'abcès, trompe l'absence des jours sans fin, des fins de jours sans vie, ni amour. Gomme le passé au jour le jour, les cents tons frétillent au fond du bassin et tes messages sans mots dire, deviennent plus signifiants pour les foules inconnues, jamais vues, ni lues croisées à l'ombre des palmiers. L'artiste tisse, en autiste, des fresques titanesques au détour des toiles décolorées par le temps, par la pluie. Des tumeurs comme des bourgeons naissent sur ta peau, au printemps fané. Lit vide, lumière pale, sans un bruit dégarnie, paupières lourdes, gestes usés. L'air change et ravage mes années. Encore un peu de temps et renaître m'apportera un quart de vie. Serais-ce trop demandé de la vivre en entier ? Le vide sans fond, sans face, s'empile dans tes songes ou je m'enlace de cœur dans une coupe franche.

Publié par Dhimwoe à 22:18:17 dans Dhimwoe | Commentaires (0) |

Balade en roulements libres | 28 septembre 2005


Mis à nu, mes jours se transforment en nuits blanches au détour d'un virage de songe en ligne. L'huile sur le feu dénote une envie de grillade, de grillage et de fonte. Décors de sépulture et d'oeils de verre aux couleurs d'enfance. Autour le vent du changement me rappel l'ombre d'un été. Quand je crois tomber pour me protéger d'un reste de chemin à parcourir. Une place de jeux différente, entrelacée de signe et de son lointain d'un passé contraint. Un contre un, balle au centre. Un murmure s'échappe dans la cour, je ne sais pas d'où il vient exactement, ni qui l'a à dit. Je descends les escaliers deux à deux. Je sais, elle en sait un petit peu plus maintenant et brille plus dans l'instant. J'attends régulièrement le lendemain. Personne n'en connaît exactement le motif. Mon oeil rouge cherche et se perd dans une foule composée d'hères aux regards d'ennui. Entre la rue Pestre et la rue Zay le trafic va bon train et le carillon se fait entendre au loin, les derniers sons avant l'arrivée du matin.

Publié par Dhimwoe à 08:52:43 dans Dhimwoe | Commentaires (0) |

L'os à lait | 27 septembre 2005


Ma quête d'identité sabordée par ma vie aquatique s'accorde à saper comme en un moment idéal les quelques requêtes adressées au sol des vivants. Je fil vers l'horizon les yeux grands ouverts, mon sac sur le dos. Mes nuits débordent de rêves antiques. Assis sur une natte d'algue, depuis mon blog, je vois la mer sans limite et sans prix. Le bruit des vagues dans la tête, le regard tourné vers l'avant. Je cherche, doux je suis, dur je deviens. Habiller d'un costume noir recouvert d'écailles. Le moral inégal, je fil vers la recherche d'indices pour programmer et reprogrammer ma route inconnue, à cette heure. Simple comme un homard dans l'eau bouillante. Les terres brûlées, ces quelques îlots d'effroi, ne me disent pas. L'eau est là, la vague me porte, loin du feu et des regards tristes, des ambulances et des sirènes bleues, hurlantes. Le sable blond, à l'occasion, réchauffe mon corps et mon coeur d'acier, trempée d'eau salées.

Publié par Dhimwoe à 09:30:03 dans Dhimwoe | Commentaires (2) |

Le flot de l'eau | 26 septembre 2005



L'or des sangs produit des rancoeurs et des jalousies. Les stries marques les corps suant des danseurs lointains. Au détour d'une étoile , file à travers les notes de la mer salée deux ou trois connivences inconnues jusque là. Les pieds dans le sable, les pirogues dans l'eau, les mouvements vont bon train, alors que la nuit avance à pas lent. Quelques lucioles suivent le convoi. A travers la rivière légèrement éclairée par la lointaine lune, les bruits prennent toute mon attention. Le courant faible, slalom entre les roches, les flots du temps ne s'en retournent pas à travers cette cicatrice liquide. Elle pourfend la jungle, et la jungle est mauvaise.
Je tourne en rond, les lumières s'allument , s'éteignent, je sent une présence inconnue passée au-dessus de mes ans, au dessus de mes pas. Les vents s'engouffrent dans cette fuite vers l'avant, vers l'arrière. La vitesse me dépasse de quelques secondes. Encore un peu de route et je m'en vais traverser le pont rouge. Probablement n'y aura t-il plus personne pour m'entendre. Les barreaux, au loin luisent, les moteurs s'affolent, les piliers s'enfoncent dans des profondeurs sombres et inconnues. Voudrais-je un jour savoir ou comprendre cet interminable combat dont le sens m'échappe au détour des eaux troubles.

Publié par Dhimwoe à 10:11:47 dans Dhimwoe | Commentaires (0) |

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