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Affrontement rouge sang dans le petit matin glace ! | 31 août 2005



Le ciel enténébré de ses plus tristes effets s'accroupit sur le drame universel du pic. Le violent chaînon noir des gardes laids, promène dans l'air ces fléaux aux pointes aspic. Parmi des clous, entre deux monstres à face inhumaine, agonise le bêllatre déchiré par la haine, il a donné son âme et son palais. Ces os écrasés crissent comme un essieu, cependant le sang coule de sa tête. Dans le ravin le traître, crapaud drapé de toile, balance ses remords sous un arbre indulgent. Et l'on dit que là-haut sont mortes les étoiles, pour ne plus ressembler à des pièces d'argent.

Publié par Dhimwoe à 07:47:54 dans Dhimwoe | Commentaires (0) |

Le long des mots | 30 août 2005




Sous les solstices nacrés des zones ensoleillées s'échappent parfois des barques, juste avant les îles. Des secrets méconnus parcourent ainsi les flots et le bord des rives.
Quand le sable à quitté le sablier, les astres fait le tour de la lune en quartier, avant le dernier regard porté sur les cocotiers, sur le bord du quai, les parchemins exhumés passent de ma main à la sienne et tout au long de la chaîne sont lu et disparaissent pour devenir des bruits, des histoires, sans rien ni personne pour les confirmer. L'art des mots voyageurs se cultive depuis très longtemps. Personne n'arrive à remonter le cours et à savoir le faux du vrai. Les yeux s'écarquillent, les mains tremblent. Les rumeurs suivent pas à pas les pensées. Les quidams aux aguets brodent leurs représentations, changent la vision des choses sans rejoindre le rivage ombragé d'où elles ont été élaborées et coulent entre nos doigts sans savoir ou se posent l'aveu.

Publié par Dhimwoe à 09:39:59 dans Dhimwoe | Commentaires (0) |

Mordre au galop | 29 août 2005



Les feuillages sombres dessinent de vagues formes
aux contours finement ciselés. En écho des rires exquis dressés aux confins des
horizons infinis. Un diamant luit et flotte sur les mers du destin. Comme un
grand blessé, les paupières fermées, les guerriers fendent l'air de leur
mouvement d'épées répétés. Protégés des foules, du haut de leur monture, le
sable s'envol, la terre se casse et les fleurs s'écrasent. Des décors sans
couleurs donnent à aimer ces tueurs bientôt au fond des geôles.




Ce que l'histoire nous dit des héros sans nom
reste à jamais graver dans ma mémoire et me donne parfois le sentiment d'être
grand et fort d'appartenir à leur clan. Et puis, un jour, j'entrevois la
victoire sous un autre angle, celui du sang qui coule et de ce que le gagnant
prend comme un justicier et ne rend pas. Jamais heureux il fut.




 





Publié par Dhimwoe à 09:08:25 dans Dhimwoe | Commentaires (1) |

Autour d'une grange | 28 août 2005





Les feux de plaies et de veines ouvrent les portes
des villes lointaines. Le long des ecchymoses coulent le crie
tonitruant des faons blessés au fond des forêts de gel
et de bois mort. Dans un autre décors, affaibli les fantômes
sans âmes, maudits et froissés comme de vielles photos
de papiers journaux , se collent tout racornis au fond des tombes
déjà construites. L'air est lourd et le sol mouillé,
les ténèbres sont partout recouvertes de cendres
inodores. Entourés de rouges les yeux d'un chien scrutent ce
paysage effroyable, dans le petit matin bleuté et rouge sang.



Trop peu de lumière, un jour je ne vois plus rien, la
pénombre, les fenêtres fragmentées, rideaux
d'illusions, c'est difficile d'y retourner, de s'asseoir,
d'observer tout ce noir, le laisser s'écouler longtemps
dans tout ses sens et puis peut-être revenir doucement, seul le
temps dira sa couleur.



Les sons d'un futur sans quête déforme les sourires
originaux des formules toutes faites.



Toutes fêtes apportent son lot de joies en dehors des
circonstances sans anéantir l'envie ou plutôt l'en-vie.
Les sons d'âges incertains construisent les murs de nos
descentes brutales d'années ancestrales autour de maison en
ruine.




Publié par Dhimwoe à 11:08:10 dans Dhimwoe | Commentaires (0) |

A la recherche de ... | 26 août 2005



A l'ombre
des cactus déterrés des années lumières ce sont écoulées avant qu'un voyageur
errant s'entende dire par des voies invisibles, qu'un soleil rouge affirmait
sans détour une envie soudaine d'éclairer, encore un peu, cette plante piquante
au goût amer. En cherchant alentour, l'être de chair et de sang trouve quelque
fragments poussiéreux d'un texte ancien accompagné de notes.



La
partition contient des termes incompréhensibles et ignorés par le nouveau venu.
Cependant, après quelques heures de concentration et de réflexion sur les notes
il réussi à en comprendre les bases et se met à les jouer avec son clavier tout
en chantant les paroles écrites en une langue inconnue. Les heures
passent, une goutte d'eau s'allume et à l'entendre, aux grandes merveilles
vient nourrir ma plume verte en cette histoire nocturne. Sans brusquer l'aurore
ni briser le silence avec une délicieuse douleur dû au froid et au épines les
paroles épingles violemment le climat de tempête. Les fragiles pièces du
casse-tête se sont désordonnées en de frêles fleurs du désert, bouquet de
nudité. Le puit semble profond quand la noirceur transperce le fragile source,
cœur d'un rivage qui ne veut qu'être beau.



Publié par Dhimwoe à 12:36:10 dans Dhimwoe | Commentaires (0) |

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