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    Entendre une fois encore le vent rempli d'air pur
    Dans un passage identifié comme coupure
    Entre demi mots et regards croisés
    A l'aune d'un départ où tout peut arriver

    Le quai de la gare se remplit petit à petit
    Au rythme du tic tac de l'aiguille vers midi
    Peut-être parce que je te crois près de moi
    Je vois ton visage en différents endroits

    Je vais loin pour n'en garder qu'un d'entier
    Celui-là seul détient l'authenticité
    Seul à renvoyer mon image en miroir
    Je garde cette forme pour te l'à donner

    Un couloir dallé et mur de marbre à suivre
    Assurément résonnent mes pas aux sons des cuivres
    Ton ombre  noire se profile et parle à mon cœur
    L'obscurité disparaît en même temps que ma peur.

     


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    Je vis sur les terres lointaines de Xanadu
    Et bientôt serait de retour accompagné de loups
    Encore et toujours j'écoute les mêmes chansons
    Celles dont le tempo m'irrite finissent au pilon

    Au rythme éffrené les corps se meuvent
    Du fort nectar de Cyrodiil je m'abreuve
    Les têtes avant de tombées tournent et cries
    Dans un instant seulement nous retrouverons l'envie

    Et mes yeux révulsés regardent en leur intérieur
    Des cartes défilent, des larmes des horreurs
    Couchées là verticales à n'en plus finir
    A croire qu'une seule suffit à La Hire

    Homme de coeur pour cent ans s'il en fut
    Mais toutes ces étoiles ne s'en rappellent plus
    Des hordes dans la neiges j'entends les hurlements
    Elles approchent à grand pas portées par le vents

    Les herbes folles se couchent à leur passage
    Animaux froids en rage sortis de leur cage
    Langues pendues et regards de feu ardent
    Elles imitent leur maître avant d'être mis au ban


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    Dans la fin du jour latent tout s'efface
    Au sombre vombrissement des moteurs
    Recul les hommes pleutres au coeur de glace
    Reconnus drapés au  milieu de leur peur

    Bouche endormie où nait une forme de rire
    Quand à l'horizon s'annoncent à nouveau aux abois
    Des cauchemars où résonne ta voix pour tout dire
    Et ouvre les veines pour mieux donner de soi

    Défier le monde seul de ses griffes
    Pour découper chaque mirages comme une page
    Couvertes des deux côtés de mots sortis à vif
    Au moment où brille dans sa nuit la rage

    Ecrite un soir sur une feuille tombée morte
    Sur une verrière où un croissant de lune luit
    Le morceau de nuit nous a réuni de la sorte
    A ouvert nos yeux sur la côte de nos vies.
     


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    Elle marche la nuit nue dans la pièce
    Donne sens à tout objet toute forme
    Hésite encore au moment des caresses
    Et finalement prend sur elle se conforme

    Pour tomber tout au fond d'une réalité
    Où flotte des fragments de faux rêves
    Au travers d'une vie simple alité
    Elle choit lance un semblant de cri et ce lève

    Dans ce flot de pensées elle saigne
    Traverse cette vie aveugle au ras du sol
    Désorienté dans ces songes règnent
    Des énigmes écrites pour son rôle

    Les planches de la scène se sont ouvertes
    Sous le poids des années de strass
    Le fard aux joues laisse place à la perte
    Elle se pince et souffre pour garder la face

    Des mots à ces oreilles apparaissent
    L'emportent à pas feutrés au loin elle suit
    Ressent en son cœur une sorte de tendresse
    Tourne le dos aux ténèbres et s'enfuit.


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    Poursuit le rêve de la fleur sauvage
    Jusqu'à ce qu'au bout d'un moment tu fanes
    Dans l'équilibre fragile d'un pétale de nuage
    Même quand on s'oppose nous ouvrons les vannes

    Le regard croisé sur les faux décors
    Nous laisse seul face à ce que l'on voit
    Courir éveillé vers un monde meilleur mort
    Surtout au moment de lever le doigt

    Entend l'orage bruyant dans une fin d'été
    L'ordre du monde laisse tourner les aiguilles
    L'arrêt est inconcevable pour fendre l'éternité
    Quand tous voudraient fuir telle l'anguille

    Je vois toujours un éclat de lumière
    Sur ce rivage invisible pour les hommes
    Mon cœur s'affaiblit se recouvre de lierre
    Seul le son sur mes mots met un baume.


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