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    Parcourus de nouvelles plus ou moins connues
    Les journaux retracent l'histoire de celui qui l'a vécu
    Il s'agit tout au plus d'une forme de peut-être
    D'une interprétation faite des doutes où tu pénètres
    Peu à peu par les moments le plus souvent vus

    Un voile de crêpe blanc recouvre ton échine
    Pliée tel le corps noir de la féline
    Dans ce monde où nous aimons parler simplement
    Les photos limitent le cadre au contour brillant
    Poudre aux yeux pour ados en jean

    L'image nous renvoi dans notre intérieur
    Narcisse s'y noya béa de bon coeur
    Il était bien midi quand il vit son ombre
    A côté de lui apparu un visage sombre
    A tout jamais effacée cette fleur


    Le temps d'écri re pour répéter les mots
    Tapés sur le clavier en un éclair tantôt
    Il traverse les nuages, crée une fêlure
    Les pétales légers flottent sur l'eau pure
    Du courant de tes pensées sorties du vase clos.
     


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    Stimulations aux pleurs s'en faut
    Culmine la détresse de ton fardeau
    Espérant une force survenue de l'atmosphère
    Aux bornes de mondes contenus dans ma terre

    Courtes ficelles tenues par des mains de fer
    Serre les barreaux rouillés avec tes serres
    Conserve en toi la vue du soleil du soir
    Il viendra bientôt éclairer ton grimoire

    Dorer les lignes du destin de cheveux longs
    Et tourner la page de cette rébellion
    Dans un silence collectif de bienséance
    Les regards se baissent à la moindre reconnaissance

    Taire au milieu des océans de sérénité
    La direction à prendre s'est effacée
    Sous les pavés les égouts sentent
    Une odeur de pensées indifférentes.

     


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    Les pavés sous nos talons résonnent en cadence
    Dans des ruelles sales pleines de silence
    Une minute encore pour devenir une ombre
    Et passer discrètement dans les décombres

    Traverser loin des feux la route noire
    Remonter à son rythme sur le trottoir
    Dans face nous entendons l'histoire d'un soir
    Entre les lignes blanches ils croient mieux voir

    Les vitres brisées sous l'avalanche de mots hurlés
    De l'autre côté de la haine des carreaux cassés
    Des miettes, des brides disséminées de souffrance
    Jetées là à même le sol de ce quartier en transe

    La lucidité se cache derrière les grillages
    Pour nous laisser jouer à tour de rôle sage
    Enfants de la nuit la peur nous noue le ventre
    Les jambes fragiles dès que l'on rentre

    Aller tête baissée chez soi, tirer le rideau
    Cacher son âme et ces quelques mots
    En traits fins gravés son nom sur le mur
    Ou sous l'escalier à la craie un coeur pur.


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  • Des traces sauvages en forme de lettres aimées
    Apparaissent découvertes par les vagues
    Le sable réappparait après la marée
    Caresse les grains fins parsemés de zig zag
    Et mon empreinte nait, morceau d'identité

    A l'autre extrême de mon cadre de sel
    Les oiseaux passent dans ce bleu éternel
    Dans un climat serein entre terre et ciel
    Elles sont dépliées pour un vol plané les ailes
    A la recherche d'un souffle naturel

    L'endroit neutre garde les secrets du site
    Il porte de chaque côté ses limites
    Difficile pour l'homme de les dépasser
    Fais dans un premier temps avec sinon tu le quitte
    Définitevement écrit, il sera ton passé

    L'infini après tout rejoint le néant
    Dans le hors champs méconnu des possibles
    Couvert pour survivre dans les zones sensibles
    Où chercher le centre devient un jeu dément
    Je suis ma piste pour rester invisible.

     


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    Tendu par l'arme accroché à ton épaule
    Le regard fixe sur ce lieu d'où vient le bruit
    Tu connais précisément ceux que tu fuis
    De ce cul d sac découvert dans un vol

    La voie est définitivement sans issue
    Impossible ce jour de continuer
    Pour en un saut passer de l'autre côté
    Et vivre libre et heureux  loin des exaltés


    La nuit de son manteau cache ton corps
    Seul le gyrophare glace l'espace à chaque passage
    Rappel toi tout à l'heure tu étais fou de rage
    Entendais des propos où tu étais mort

    Après toutes ces courses à travers les villes
    Tu te retrouves seul, plus personne sur le radeau
    Sorti d'un autre monde de derrière les barreaux
    Tu hères dans les faubourgs et songe à ton île.
     


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